"Afin qu’une lampe continue de brûler, il faut y ajouter de l’huile." Mère Térésa
La parole aux jeunes de l'association.
A L’issue de la semaine de formation sur les techniques de construction en terre, tenue du 31 Octobre au 8 Novembre 2011, la parole a été donnée aux jeunes pour avoir leur avis sur le contenu de l'activité.
« Le projet est très intéressant et c’est à notre convenance. Grace à YAAM solidarité les jeunes ont acquit un savoir qu’ils ignoraient et qu’ils ne pouvaient pas avoir. Nous louons donc ce projet et espérons que ça aille de l’avant afin que des projets pareils se multiplient...
Avec ce genre de projet, nous aussi on peut espérer sortir de la pauvreté.
En tout cas le projet est très intéressant ; au début ce fut pas facile ca semblait compliqué mais au fil des jours on a compris. Comme ça, à la fin de la formation chacun sait quel rôle jouer dans l’association. Et nous nous sentons prêt pour faire suivre la formation aux plus jeunes. »

« Les quelques jours qu’on a passé au terrain, on a vu différents types de briques et différentes manières de construction. Pour moi c’est un plus dans ma vie.
J’ai accumulé pas mal de connaissances ! Ce que j’aimerai dire de plus c’est que c’est une initiative louable et on lui souhaite beaucoup de réussite et de chance parce que réunir pas mal de jeunes pour entreprendre des activités pareilles c’est louable. J’aimerais beaucoup que si les autorités écoutent ou ceux qui ont des moyens pour venir en aide à l’association Yaam solidarité nous soutiennent parce que ce sont des jeunes, nous jeunes sans emploi. On est sans emploi et des fois on est assis on fait rien donc cette formation est un plus pour nous. Et je remercie beaucoup l’association »
Rencontre avec la famille KABORE

Les premières années ont été difficiles pour moi d’avoir un travail. Mais avec persévérance j’y suis parvenu. J’ai obtenu un emploi au Ministère de la santé du Burkina Faso en tant que chauffeur. Après 7 ans de fonction, j’ai été remercié car j’avais atteint l’âge de la retraite cependant, et à ma grande désolation, je ne pouvais pas bénéficier d’une pension.
Dès lors, les problèmes se sont enchainés. Je n’ai plus de source de revenue pour prendre soin de ma famille ni pour assumer les dépenses du ménage. Ma femme et moi, n’arrivons pas à assurer un repas quotidien à nos enfants. Nous pouvons faire une semaine sans cuisiner.
Mes enfants étaient obligés d’abandonner leurs études. Et mes plus grands enfants, malgré leurs qualifications, n’arrivent pas à avoir de l’emploi.
Dans le voisinage c’est notre maison qui se trouve dans ce piteux état.
Ce n’est pas facile pour nous, de vivre au quotidien dans la misère en plus de la situation actuelle de notre maison. Quand je rentre la nuit, je n’arrive pas à dormir, je me demande à chaque fois comment faire pour subvenir aux besoins de ma famille.
Lorsque l’équipe de Yaam solidarité m’a approché pour m’aider par rapport à ma maison, j’ai été soulagé car cela m’enlève une épine du pied.
Nos espoirs se tournent vers cette association qui nous promet un minimum de confort dans notre logement.
Nous avons eu les preuves de ce projet car pendant la saison pluvieuse, les techniciens de l’association ont refait les toits de notre maison en attendant le début même des travaux de reconstructions. Maintenant nous dormons en toute sérénité et nous vous remercions pour cela.
Certes tous nos problèmes ne sont pas résolus, mais nous sommes un temps soit peu rassurer.